Le 18 octobre 2016,

Nous, le Syndicat des travailleuses et travailleurs étudiants et postdoctoraux de l’Université Laval (STEP), saluons vos efforts dans le cadre des négociations d’une nouvelle convention collective. Essentiellement, le syndicalisme étudiant universitaire est en situation précaire. Les moyens financiers sont limités et les outils de mobilisation peu efficaces. Pourtant, nous ne pouvons que constater le succès de votre journée de grève du 18 octobre 2016 et des autres activités de mobilisation que vous avez organisées.

Dans un contexte universitaire, où le travail est autant soumis aux diktats de l’économie qu’à ceux de l’académie, le mode de production diffère de celui existant dans les milieux traditionnels d’implantation syndicale. Les étudiant.e.s sont peu conscient.e.s de travailler, donc les droits liés à ce travail sont méconnus et délaissés. En plus, les pratiques syndicales normales sont inefficaces et, vu la jeunesse de notre mouvement, notre inexpérience relative nous laisse démunis.

Bien que nous fassions face à un déficit de connaissances sur la mobilisation en milieu étudiant universitaire, le SÉSUM nous montre qu’on peut développer des voies de mobilisation intéressantes et efficaces. En l’occurrence, axer les demandes syndicales dans une perspective sociale plus large, entendons l’augmentation du salaire minimum à 15$/heure, a permis, d’une part, la collaboration intersyndicale avec le SEVPM et, d’autre part, la mobilisation des membres par un mouvement politique et des outils de communication de plus grande dimension que le SÉSUM.

Dans les manuels de mobilisation pour les syndicats étudiants universitaires, qui devront être produits, il faudra se rappeler votre exemple. Pour cette raison, nous vous réitérons notre appui autant dans vos revendications que dans vos moyens d’action. Nous vous soutenons également parce que vous défendez la qualité de l’éducation supérieure au Québec en insistant pour que les supposés impératifs budgétaires de l’Université de Montréal n’empiètent pas sur les charges de travail qu’on vous confie et donc sur la qualité globale du suivi auprès des étudiant.e.s. En plus, se battre pour de bonnes conditions de travail permet aux travailleurs et travailleuses de pouvoir consacrer plus de temps à leurs études et en rendant les emplois académiques plus attrayants, on permet aux étudiant.e.s de parfaire leur parcours académique par une expérience de travail de qualité.

En somme, le STEP salue votre courage et votre détermination et se met à votre disposition dans la mesure de ses humbles moyens.

Solidairement,

Simon Fortin-Dupuis,
secrétaire général du STEP