Nous, les quelques 5000 étudiant-e-s qui travaillent chaque année à l’Université Laval, sommes syndiqués et regroupés au STEP, le Syndicat des travailleuses et travailleurs étudiants et postdoctoraux. Lorsqu’un problème survient, c’est le STEP qui nous aide; quand il y a une activité socioculturelle, c’est le STEP qu’on voit.

Pourtant, quand on reçoit notre carte d’adhésion syndicale, il est inscrit Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC). Pourquoi? En fait, le STEP est une section locale de l’AFPC; celle-ci lui délègue certains pouvoirs et responsabilités pour assurer une relation étroite entre les membres et le syndicat. Il existe une section locale par lieu de travail syndiqué par l’AFPC. En plus d’offrir des services de proximité, elle est organisée et entretenue par les membres eux-mêmes et sert de relais entre les membres et les dirigeants canadiens du syndicat. Les assemblées générales auxquelles on assiste chaque session forment le cœur de l’action des sections locales puisqu’on y élit les dirigeants – choisis parmi les membres – et l’on y définit les orientations d’action ainsi que le budget. On peut voir, selon le premier organigramme plus bas, que la structure de l’AFPC n’est pas si simple que ça, mais aujourd’hui, nous nous en contenterons!

Le STEP, pour sa part, n’est pas qu’une simple section locale; il est une section locale à charte directe (SLCD). SLCD c’est un terme technique définissant un type de distribution des pouvoirs entre le syndicat (AFPC) et la section locale (STEP). Les SLCD sont des sections locales qui bénéficient d’une grande autonomie d’action, notamment en termes de relations de travail, et qui disposent souvent d’un budget plus grand que les autres pour, entre autres choses, embaucher des employé-e-s. Il s’agit d’une façon d’assurer une bonne représentation syndicale dans de grands milieux de travail comme l’Université Laval, mais qui peut s’avérer trop lourde pour d’autres.

Parlant de budget, l’argent que la section locale – ici le STEP – possède lui est versé par le syndicat – donc l’AFPC – alors que ce dernier est financé par les cotisations payées par les travailleur-euse-s syndiqué-e-s – nous! —. Ainsi, pour nous assurer de la rentabilité sociale de nos cotisations, il faut s’intéresser à la fois à la section locale et au syndicat. Le deuxième organigramme plus bas montre la répartition des cotisations entre la section locale (STEP) et le syndicat (AFPC). Inutile de parler davantage de l’importance de participer aux assemblées générales du STEP! En ce qui a trait à l’AFPC, c’est lors des congrès que nous obtenons plus d’informations sur la gestion des deniers et que nous pouvons décider des orientations budgétaires à suivre.

Lors de ces congrès, il arrive aussi que des frictions se créent entre simples sections locales et sections locales à charte directe (SLCD). Chacune se bat pour les intérêts de ses membres et, parfois, ces intérêts entrent en contradiction les uns avec les autres. Dans ces conditions, les SLCD, moins nombreuses, sont souvent la cible de résolutions visant à réduire leur capacité d’autogestion. Par exemple, lors du congrès national de 2012, il a été proposé d’abolir le statut de SLCD afin d’uniformiser la gestion administrative et pour assurer une répartition égale des charges financières. L’abolition de notre statut particulier aurait eu pour effet de nous – le STEP – enlever les moyens d’embaucher des employé-e-s dédié-e-s à la gestion des problèmes de relations de travail et à l’organisation de toutes les activités de la section locale. Cela aurait également éloigné les ressources d’aide auxquelles nous avons droit en tant que travailleur-euse-s et membres de l’AFPC. Heureusement pour nous, l’équipe du STEP de l’époque, en collaboration avec les représentants des autres SLCD, a réussi à convaincre le congrès de l’importance d’offrir des services de proximité de qualité en maintenant les SLCD.

En avril prochain, quelques membres du STEP iront représenter la section locale à un congrès du syndicat. Leur présence sera essentielle, d’une part, pour discuter d’enjeux syndicaux nous touchant spécifiquement et, d’autre part, pour assurer à la section locale les moyens politiques et financiers de réaliser ses ambitions. Il me semblait, dans ces circonstances, important d’attirer votre attention sur l’importance de la proximité des services syndicaux et sur les différentes instances qui participent à votre vie syndicale.

Simon Fortin-Dupuis
Secrétariat général du STEP

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